La prise de décision Généralement, c'est le soir (ou le matin) que les décisions se prennent. En fonction de la forme de chacun et des prévisions météos, tout le monde donne on avis. Il est important qu'au moment du départ, l'objectif choisi ait fait l'unanimité. Dans ce cas, la cordée fonctionne avec force et énergie. Le malaise connu par les grimpeurs sous le nom de "mal des rimayes" peut être causé par n'importe quel prétexte et empêche de démarrer l'escalade. Quand l'équipe est soudée et que l'objectif est strictement identique dans la tête de chacun, ce mal n'existe plus.  L'arête de Marseille Le choix ce porte sur l'"Arête de Marseille" à la Candelle. C'était un nos objectifs avant notre départ. C'est une voie que l'on peut faire plusieures fois sans s'embêter. Moi-même, je ne compte déjà plus le nombre de fois que je l'ai faite et pourtant le plaisir est toujours aussi fort. Nicole l'a déjà faite également et si Pelo en a déjà beaucoup entendu parler ce sera pour elle la toute première fois. Cette voie a été ouverte en 1927, cette grande "classique" est une voie formidable. On peut voir Gaston Rebuffat en parler (et y grimper) dans un de ses films. Les 6 ou 7 longueurs s'enchainent bien. Elles nous mènent sur le toit de ce donjon magnifique qui domine la mer.  Le parking à Luminy De cassis à luminy, 20 minutes en voiture, mais le parking est plutôt sûr au point de vue "vol". Il y a beaucoup d'animation avec l'unif et les commercants (friture, sandwiches)qui sont présents à cet endroit. Sans parler des gardes de la réserve naturelle. Ils ont à cette entrée une gaiolle. Ils sont souvent sur place. Marche d'approche Il faut tout de même compter une heure de marche pour atteindre le pied de la voie. L'itinéraire parait assez simple car on aperçoit très vite la Candelle, mais certaines astuces permettent de ne pas se taper des chemins trop mauvais ou des détours inutiles.On remonte notamment le couloir qui borde le socle de la candelle...ça grimpe déjà ! Candelle en vue ! Le départ est coincé entre l'aiguille et l'arête ouest de la candelle. Cette voie est très fréquentée et il n'est pas rare d'y rencontrer d'autres cordées. Le mieux c'est d'essayer de démarer tôt ! Surtout si c'est un jour de congé (vacances ou week-end) et qu'il fait beau. 
Le couloir de la première longueur
La première longueur met tout de suite au parfum (c'est la plus difficile). Sans doute, faut-il "mériter" le droit de parcourir la suite de ce superbe itinéraire. De toute façon le jeu en vaut la chandelle (c'est le cas de le dire!). Cette longueur est ré-équipée depuis cette année (2006). Il faut néanmoins un bon niveau 5c/6a pour la réaliser en tête. Le relais est situé sous le sommet de la petite aiguille (sur laquelle on se retrouve). Parfois, il faut calmer les co-équipiers qui s'angoissent (inutilement) à l'idée de la suite de l'itinéraire. C'est vrai qu'il faut enjamber le vide pour rejoindre l'arête !
Une grande enjambée et hop ! Le passage est bien protégé, pour les seconds comme pour le premier. Il y a juste un côté impressionnant qui peut se maitrisé. Quand le premier mouvement est réalisé, on se rend compte qu'il ne s'agit rien de plus que l'escalade à laquelle tous grimpeurs se préparent. Avec ici en plus le sentiment de réaliser une voie de légende. La plus belle voie du monde Tantôt en face sud , tantôt en face nord, dans le vent ou dans le soleil, il y a dans cette voie une formidable variété. Le rocher, varié lui aussi est de très bonne qualité. Ici quelques photos m'ont été communiquées par des randonneurs, photographes amateurs. Ils nous ont vu dans la voie et nous ont attendu pour nous saluer. 

 L'itinéraire pour le sommet Sur le sommet, une petite astuce d'itinéraire permet de terminer la voie en toute sécurité.  Le sommet Si le vent n'est pas trop fort, on peut y pique-niquer. Le cadre est fantastique avec la vue sur les Calanques et sur la mer. Si le paradis existe, ne cherchez plus ! C'est ici ! Certains milliardaires rêvent de pouvoir prendre un repas (quel qu'il soit) sur un tel balcon. Mais si il ne faut pas de fortune pour se l'offrir, il faut néanmoins savoir grimper. Ce jour là, nous redescendrons tout de suite. Il y a du vent (mistral) et nos photographes nous attendent ! 
La descente vers le col Un seul rappel d'environ 30 mètres suffit pour rejoidre le col. Pour trouver les points de rappel (il y en a plusieurs) il faut repérer un quairn et désescalader des gradins faciles sur une quinzaines de mètres. Les hommes les plus heureux du monde Sur le chemin du retour, nous rencontrons deux passionnés. Ces deux retraités, s'occupent de retracer le marquage des sentiers des Calanques. Armés de beaucoup de patience et d'un petit pot de peinture, ils arpentent les Calanques afin de retracer les chemins que randonneurs et grimpeurs ont parfois tant de mal à trouver. Les Calanques sont tellement vallonnées et parfois avec des apics infranchissables qu'il est important de toujours bien savoir où on va pour ne pas se retrouver coincés. La carte pourtant très détaillée ne donne pas toujours la réponse aux questions que pose le choix de l'itinéraire. Le fléchage est important. Merci les gars ! Bon travail et bon vent ! 
 Pour le souvenir, la pose photo devant la Candelle
Xavier
 Nicole Pelo Victoire sur l'arête ! Là, les filles font un petit peu les folles ! Mais il est vrai qu'après une escalade comme ça on ressent un formidable sentiment de "devoir accompli". Ce n'est pas illégitime de parler de "victoire" ... Et tant pis pour ceux qui ne peuvent pas comprendre ! |