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Je les avais aperçues en décembre 2000 lors d'un séjour professionnel et d'emblée m'étais dit qu'il faillait que je revienne pour les gravir. Je ne connaissais rien d'elles, mais juste avant de quitter La Paz, je mis mon temps libre à profit pour dénicher une machine à rêves intitulée "La Cordillera Real de los Andes - Bolivia" par Alain Mesili.
Le massif de l'Ancohuma depuis les rives du lac Titicaca.
De retour en Belgique, je parvins rapidement à convaincre Caro et J-J; et 9 mois plus tard, nous débarquons à La Paz avec 40 kg de bagages chacun. Après quelques journées "d'acclimatation touristique" (visite de la ville, de la Vallée de la Lune, des ruines de Tiwanaku) et de recherche infructueuse pour trouver des cartouches adaptées à nos réchauds, nous filons pour 7 jours de trekking d'abord sur les rives du lac Titicaca, puis dans la région de Sorata, équipés d'un réchaud de location flambant neuf.
L'île du soleil sur le lac Titicaca.
Dès le premier soir, alors que nous préparons notre pitance, les choses se gâtent. En effet, le réchaud qui fonctionne à fond se met subitement à fondre, nous obligeant à balancer cette camelote italienne en plastoc dans le lac avant qu'elle ne nous explose à la tête, suscitant l'hilarité générale ches les 50 autochtones venus assister au spectacle. Dépourvus de réchaud, nous serons obligés d'écourter notre programme d'acclimatation et rentrerons à La Paz au bout d'à peine 3 jours de trek.
Pourvu d'un nouveau réchaud de location, métallique cette fois, et après être passés au CAB (si si, au CAB ... le Club Andino Boliviano) pour organiser notre transfert en 4x4 et mules, nous débarquons le 14 septembre au camp de base désert du Condoriri sur les rives du lac Chiar Cota à 4700 m d'altitude avec l'intention d'y passer une semaine.
L'approche avec les mules.
Fait pas chaud là-haut!
Le lendemain de notre arrivée au camp, nous partons gravir le Pico Austria (5328 m), mais craignant d'être pris par l'orage qui y sévit, nous rebroussons chemin vers 5100 m.
L'objectif du 16 était le Pequeño Alpamayo (5410 m). Debout à 3 h du matin, nous renonçons à nouveau à cause de l'orage.
Le 17, le temps nous paraissant plus clément, nous tentons l'ascension d'un sommet sans nom (5290 m) situé juste à l'est du camp, mais arrivés 100 m sous la cime, nous faisons demi-tour sous l'averse de neige et grésil.
Le 18, la météo étant enfin plus stable, nous prenons la décision de monter au camp supérieur du Condoriri chargés comme des baudets. La montée est pénible d'abord dans des éboulis instables, puis dans la soupe où nous enfonçons à chaque pas jusqu'à mi-cuisse. Birsés par l'effort et mal acclimatés, Caro et moi sommes pris par de violents maux de tête. Notre super réchaud, lui carrément à l'agonie, ne nous permettant pas de faire fondre de la neige, le lendemain matin nous sommes contraints de resdescendre sans même tenter le sommet pourtant tout proche.
Toutes ces péripéties de réchaud et la météo instable des derniers jours sonnèrent le glas du volet "andinisme" de notre voyage, duquel nous gardons néanmoins un magnifique souvenir qui aujourd'hui encore résonne en nous!
Le Condoriri aux ailes déployées!
Les treks et ascensions initialement prévus :
1. Lac Titicaca : Copacabana - Yampupata - Tour de l'Isla del Sol. Un trek facile de 3 jours entre 3800 et 4000 m d'altitude pour lequel il n'est pas obligatoire d'emporter son matériel de camping (hotels et restaurants existent à divers endroits sur le parcours);
2. Région de Sorata : Sorata (2695 m) - Titisami Mine (4450 m) - Laguna Glacial (5038 m) - Sorata. Un trek plus sérieux de 3 à 4 jours que nous n'avons malheureusement pas pu parcourir.
3. Montée au Lac Chiar Cota (4700 m) et ascension des voies normales du Pico Austria (5328 m - F), du Pequeño Alpamayo (5410 m - PD) et du Condoriri (5648 m - AD). Durée totale : 7 jours. Nous étions passés par le Club Andino Boliviano pour organiser notre transfert en 4x4 et mules depuis La Paz (coût en 2001 : 150 USD). Dommage que la météo capricieuse et les problèmes de réchaud nous aient causé tant de soucis car le coin est superbe et les ascensions possibles très nombreuses.
4. Pour la suite nous avions prévu l'ascension de l'Illimani (6438 m - PD+) en 4-5 jours, mais avons jeté le gant sans la tenter. Nous nous sommes alors rabattus sur le trekking des Yungas mais c'est une autre histoire ...
Quelques petits conseils pour terminer :
- N'hésitez pas à partir en autonomie, il est facile d'organiser les approches à moindre frais en utilisant les transports publics ou en passant par le CAB;
- N'oubliez pas que tous les camps de base se trouvent au-dessus de 4000 m. Oubliez les pâtes car l'eau n'atteint jamais 100°C et prenez plutôt du couscous ou des nouilles;
- Pour l'achat des vivres de courses, nous avions pris le parti de fréquenter les marchés locaux. Si pour certains produits nous n'avons jamais eu à le regretter (p.ex. : la viandada = corned-beef bolivien) par contre d'autres furent de biens mauvaises surprises (p.ex. : la tablette de chocolat bourrée de sucre cristalisé --> il paraît que ce n'est pas fait pour être mangé mais pour cuisiner);
- Enfin, sachez que si vous voyez des dizaines d'éclairs et que vous n'entendez pas de tonnerre c'est tout à fait normal. En effet, dans les Andes, l'air est si pur que les éclairs sont parfois visibles à plusieurs dizaines de km de l'endroit où ils se produisent.
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Ecrit par caroline le 2007-02-09 00:22:20 la Bolivie est un pays a visiter, sans nul doute. Les Boliviens sont hyper sympa, surtout si vous baraguinez 2 mots d'espagnol, la nourriture typique est excellente et les paysages magnifiques. |
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