Accueil L'A.S.B.L. Le Conseil La stabilité de nos falaises n'est pas immuable!
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La stabilité de nos falaises n'est pas immuable! |
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Comme la plupart des falaises naturelles belges, les rochers sur lesquels nous grimpons entrent dans la catégorie des pentes rocheuses naturelles stables. Le qualificatif stable ne signifie pas qu'ils ne pourront plus jamais être affectés de mouvements de terrain du type chutes de blocs et éboulements. En effet, ce type de mouvement résulte de l'évolution des falaises et peut aller, selon les volumes de matériaux mis en jeu, de la simple chute de pierre (volume inférieur à 0,1 m3) à l'éboulement catastrophique (volume pouvant être supérieur à plusieurs milliers de m3).
La rupture d'une pente rocheuse ayant un caractère aléatoire, on emploi le terme aléa pour désigner le phénomène ou sa probabilité d'occurrence, le terme risque étant réservé au dommage probable de l'aléa.
Ainsi, si une pente est stable aujourd'hui, le problème est de savoir combien de temps elle le restera. Il est clair qu'une masse rocheuse se met en mouvement lorsque les forces motrices qui s'exercent sur elle deviennent supérieures aux forces résistantes maximales que peuvent supporter les discontinuités qui la délimitent (ou la matrice rocheuse en cas de rupture de celle-ci). Les différents processus pouvant intervenir dans la rupture d'une pente rocheuse sont donc ceux qui contribuent à diminuer la résistance du massif ou à augmenter les forces motrices. Les plus importants sont :
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la diminution de la résistance due à la dissolution ou à l'altération de certains niveaux, à la réduction du frottement due à l'action de l'eau sur le remplissage argileux de certaines discontinuités ou l'endommagement progressif de la roche sous l'effet de sollicitations répétées (gel-dégel, séismes, mises en pression par l'eau souterraine, etc.);
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l'évolution de la surface topographique qui modifie les contraintes et les forces motrices;
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le développement des racines et l'effet du vent sur les arbres qui peuvent induire des forces motrices non négligeables pour de petits volumes rocheux.
La connaissance de ces mécanismes d'évolution étant essentiellement qualitative, il est actuellement impossible de répondre de manière déterminante ni même de manière quantitative à la question de savoir combien de temps une pente stable le restera. Par conséquent, malgré le soin apporté par le CAB à l'entretien de ses massifs, des chutes de pierres imprévisibles sont toujours possibles. Soyez vigilants, portez un casque et signalez au CAB tous les blocs à risques que vous identifieriez lors de vos sorties.

1. L’érosion progressive du joint argilo-calcaire situé sous « La Tarte » à Corphalie finira par créer un instabilité de ce bloc.
2. Dans la zone de « La Tremblote » à Corphalie, le découpage du rocher suivant son plan de stratification (tirets rouges) et l’existence de fractures plus ou moins perpendiculaires à ce plan (tirets verts) génèrent de nombreux blocs instables. La flèche rouge indique le sens des décrochements.
3. Aux Awirs, au sommet de la dalle située dans l’axe du dièdre de la « Loi Martial », un surplomb montre des signes de plus en plus importants de déconsolidation (ouverture du joint de stratification le séparant du reste de la dalle et apparition d’une cassure pratiquement verticale sur son flanc gauche).
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