Escalade

L’escalade est une spécialisation de l’alpinisme consistant à gravir toutes les parois rocheuses ne nécessitant pas l’utilisation des techniques de progression alpines pour accéder au pied de la voie. C’est incontestablement la discipline qui rencontre le plus grand succès actuellement, essentiellement auprès des jeunes.

    

    

Contrairement à l’alpinisme, où l’évolution en terrain montagnard reste encore parfois très aléatoire, ici, nous sommes dans une activité extrêmement sécurisée. Cette discipline est tout à fait praticable en Belgique où nous avons la chance, trop méconnue, d’avoir parmi les plus beaux sites du monde (Le site de Freyr est connu des grimpeurs du monde entier. Et certains viennent régulièrement de l’autre côté de la planète pour gravir les voies mythiques de Freyr).

Si initialement l’escalade ne se pratiquait qu’en rocher, dans les années ’80, et la Belgique fut l’un des tout premiers pays du monde à en créer, les premières salles d’escalade firent leur apparition. Les salles ont véritablement déclenché le « boum » que connaît actuellement l’escalade. Le caractère proche, sécurisé, ludique et décontracté des salles a séduit véritablement même ceux qui, à la base, ne connaissaient pas l’escalade. Le nombre de grimpeurs en salles est énorme par rapport à ceux qui grimpent en falaise. De fait, on ne dénombre pas moins de 30.000 grimpeurs de salles en Belgique, contre environ 3000 grimpeurs en rochers (Les 2e grimpent aussi souvent en salles, mais les 1er s’en tiennent souvent essentiellement à la salle).

Le niveau d’escalade des grimpeurs, cependant, s’est considérablement amélioré depuis les 2 dernières décennies. Si bien que les parois considérées comme présentant le maximum humainement possible de difficulté d’escalade des années ’60 sont aujourd’hui escaladées par des grimpeurs s’adonnant seulement depuis 3 ou 4 ans assidûment à l’escalade. Cela est essentiellement dû à deux éléments : la qualité du nouveau matériel permettant de se lancer dans des voies de difficultés élevées et la qualité de l’encadrement par des moniteurs et des entraîneurs de plus en plus compétents présentant une réelle professionnalisation de la discipline.

L’escalade, comme l’alpinisme, se décline sous plusieurs formes également. Il y a l’escalade en salle, dite sur structure artificielle d’escalade (SAE), et sur site naturel. Les compétitions d’escalade se font uniquement sur SAE. En massif rocheux, les choses sont un peu plus diversifiées. Nous avons d’abord l’escalade sur falaise équipée qui consiste à grimper sur des rochers pré-équipés de système d’ancrages solides permettant au grimpeur de s’y assuré de façon très sécurisée. C’est essentiellement sur ce type de paroi que la notion d’escalade sportive apparaît. Cette forme d’escalade, très sécurisée, mise dès lors sur la recherche du franchissement de voies de difficulté extrême nécessitant un entraînement spécifique très poussé. Ensuite, vient l’escalade sur falaise non équipée où le principe consiste à gravir une voie en plaçant soi-même les ancrages de sécurité qui seront totalement récupérés par après afin de laisser le rocher intact après le passage des grimpeurs. Style plus puriste, cette forme d’escalade ne permet pas de monter dans des niveaux de difficulté aussi importants que l’escalade sportive. Cette escalade s’appelle l’escalade en terrain d’aventure. Parfois, sur ce type de parois, lors de passages plus compliqués, le grimpeur utilisera du matériel spécifique afin de l’aider dans son ascension (étriers, crochets,…) l’emmenant dans le domaine de l’escalade artificielle, par opposition à l’escalade libre qui veut que le grimpeur n’utilise que ses pieds et ses mains directement sur le rocher pour grimper.

On le voit, les formes d’escalade sont multiples et il est important de bien savoir de quelle escalade on parle lorsqu’on évoque tel ou tel projet d’ascension. En Province de Liège, il existe énormément de massifs d’escalade, essentiellement situés en vallée de l’Ourthe et mosane. Ils sont nombreux, bien que généralement moins importants en taille que ceux situés dans la Province de Namur. Nous avons cependant un potentiel énorme dans notre Province qu’il nous faut continuer à préserver. L’enjeu majeur du Club Alpin Belge, par rapport à ces massifs rocheux, est de convaincre à la fois ses grimpeurs et les instances officielles de préservation de l’environnement de l’importance capitale du respect de ces massifs par les grimpeurs eux-mêmes.

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